En tant que parent, j'ai toujours souhaité la sécurité maximale pour ma fille. Cette histoire, c'est celle d'un souvenir qui remonte dix ans plus tard — et d'une décision de faire enfin quelque chose.

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Les accessoires de sécurité : indispensables, mais pas toujours pratiques

J'ai toujours considéré les accessoires de sécurité comme des incontournables pour protéger ma fille : barrière dans les escaliers, anneau de bain, tapis antidérapant, porte froide pour le four, bloque-tiroirs pour les produits ménagers… Et bien sûr, les cache-prises.

Certains de ces accessoires étaient bien conçus. D'autres beaucoup moins. Les cache-prises faisaient partie de cette deuxième catégorie — indispensables, mais franchement peu pratiques au quotidien.

« Mais où est encore cette clef ? Elle était pourtant dans le tiroir ! » La fameuse clef de retrait qu'on ne retrouvait jamais quand on en avait besoin… Au final, on finissait par condamner les prises plutôt que de chercher.

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Un souvenir qui remonte dix ans plus tard

Ma fille a aujourd'hui plus de 13 ans. Ce n'est donc pas quand elle était petite que l'invention est née — c'est bien plus tard, en voyant autour de moi des parents de jeunes enfants confrontés exactement aux mêmes difficultés qu'à l'époque. Rien n'avait changé. Personne n'avait résolu ce problème.

À ce moment-là, je cherchais une nouvelle activité après l'arrêt de la précédente. Je cherchais des idées, un produit utile à développer. Et d'un coup, ce souvenir est remonté — cette petite clef qu'on perdait tout le temps, ces prises qu'on avait condamnées faute de mieux.

J'avais désormais la possibilité d'apporter une solution concrète à ce problème universel — pratique, accessible, et qui améliorerait vraiment la sécurité des enfants tout en facilitant le quotidien des parents.

J'ai commencé par chercher ce qui existait dans le monde. Rien de vraiment pratique, rien d'adapté aux prises françaises de type E. J'ai donc travaillé sur des dessins de prototypes, en imaginant les contraintes mécaniques et en cherchant un design sobre qui s'intégrerait à toutes les décorations d'intérieur.

Après quelques mois de recherches, je suis passé à la phase prototype — avec l'achat d'une imprimante 3D. Comme tout entrepreneur, les fonds sont restreints, et faire appel à un industriel pour chaque test aurait été beaucoup trop coûteux.

~15 prototypes réalisés à la main
1 an de développement en solo
0 outil ou adhésif requis

Mon imprimante 3D est devenue une véritable amie — et parfois ennemie. Chercher, modifier, reprendre à zéro, recommencer. Jusqu'à obtenir un mécanisme monobloc, sans clef, sans adhésif, qu'on retire simplement en branchant sa prise électrique. Quand la réponse a enfin été oui à toutes les questions — le cache-prise Bébéalis était né.

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Fabriquer en France : un choix, pas un hasard

Dès le départ, la fabrication française n'était pas négociable. Je suis attaché à l'économie locale, au tissu industriel de notre pays, à l'idée qu'on peut encore fabriquer des choses bien ici.

C'est grâce à une connaissance que j'ai pu être mis en relation avec JLS Production — une entreprise française basée dans l'Oise avec laquelle le courant est passé immédiatement. Jean-Luc et Guillaume Soudet m'ont soutenu dans ce projet initial, et un deuxième modèle a même vu le jour en janvier 2021 avec eux : un cache-prise automatique.

Mais ce qui me tient le plus à cœur, c'est la dimension humaine. Une fois l'activité suffisamment développée, j'ai choisi de travailler avec des personnes en situation de handicap — d'abord en faisant appel à un ESAT, puis en allant plus loin encore : en louant des locaux pour accueillir directement un ESAT dans mes propres murs.

🇫🇷 Made in France Fabriqué dans l'Oise JLS Production Emploi ESAT

Chaque cache-prise Bébéalis vendu, c'est du travail en France, pour des gens en France.

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Le Concours Lépine : prouver qu'on peut encore inventer en France

Ce projet devait initialement participer au Concours Lépine 2020 pour le faire connaître et lui ouvrir les portes du plus grand nombre de foyers. Mais le contexte sanitaire a entraîné le report des deux éditions.

Nous avons finalement participé en octobre 2021, en présentant notre cache-prise Monobloc — avec l'espoir d'y présenter également le cache-prise automatique lors d'une future édition. L'objectif était de montrer qu'on n'a pas besoin d'être un grand cabinet d'ingénierie pour inventer — qu'un particulier, avec une imprimante 3D et de la persévérance, peut créer un produit utile et reconnu.

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Médaille d'Argent — Concours Lépine International Paris 2021

Une légitimité nationale, une reconnaissance de l'innovation française, et la confiance de plus de 100 000 familles qui ont choisi Bébéalis.

J'espérais aussi que cette vitrine ouvrirait les portes de la grande distribution. Cela n'a pas été le cas — mais la Médaille d'Argent nous a apporté quelque chose de plus durable : la confiance.

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La Nouvelle République l'a raconté avant tout le monde

C'est La Nouvelle République du Centre qui nous a contactés en décembre 2020 pour raconter cette histoire — celle d'un inventeur du Loir-et-Cher qui avait trouvé une solution à un problème que tout le monde connaissait mais que personne n'avait encore réglé.

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La Nouvelle République du Centre — 14 décembre 2020

« La sécurité des enfants inspire les créations de Jonathan David de Villebarou »

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« Nos cache-prises sont le commencement d'une belle histoire. Nous espérons continuer à innover — et contribuer chaque jour à la sécurité des enfants et à l'emploi en France. »

Découvrir le cache-prise Bébéalis →